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Quand le dessin commence à respirer
Exploration de ces instants où un trait devient souffle. Du geste à l’émotion, ce qui fait qu’une image dessinée cesse d’être une image.
Lire l’articleSC. 01 – Films
Longs métrages, classements commentés et portraits de studios.
Tous les filmsSC. 02 – Séries
Le format épisodique et ses contraintes de fabrication.
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Du dessin au volume et jusqu’aux images de synthèse.
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Une note sur dix, et surtout les raisons de la note.
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Exploration de ces instants où un trait devient souffle. Du geste à l’émotion, ce qui fait qu’une image dessinée cesse d’être une image.
Lire l’article01 · Écrasement et étirement Squash & Stretch

Critique
Illustration éditoriale
de Gints Zilbalodis · 2024
Un récit sans un mot, porté par une caméra qui ne s’arrête presque jamais. Le film fait confiance au regard du spectateur : il montre la montée des eaux, laisse les animaux réagir, et se garde bien d’expliquer. La fluidité du mouvement, obtenue avec des moyens modestes, tient lieu de dialogue.
8/10

Note
Illustration éditoriale
d’Adam Elliot · stop motion · 2024
Une matière triste et drôle, modelée à la main, qui assume sa lenteur.
6/10

Note
Illustration éditoriale
de Chris Sanders · 2024
Un rendu proche de la peinture, mis au service d’un récit qui aurait pu se contenter de moins.
7/10
Image par image est un magazine indépendant consacré au cinéma d’animation. Il ne programme rien, ne vend rien et n’appartient à aucun studio. Il regarde des films, les décrit, et essaie d’expliquer comment ils ont été fabriqués.
C’est une position moins évidente qu’elle n’en a l’air, parce que l’animation reste le seul cinéma dont on parle par son public plutôt que par sa méthode. On dit d’un film qu’il est « pour les enfants » là où on dirait d’un autre qu’il est tourné en pellicule ou monté au rasoir. Le mot animation désigne pourtant une chose très précise : fabriquer le mouvement image par image, quand rien n’a été enregistré.



De cette contrainte découle tout le reste. Chaque ombre, chaque hésitation d’un regard, chaque grain de matière a été décidé par quelqu’un. Dire d’une scène animée qu’elle est belle ne dit donc presque rien, puisque tout y est intentionnel. Dire qu’une pose est tenue une image de plus, que la couleur déborde volontairement du contour ou que la caméra a été bridée à une seule focale renseigne beaucoup mieux sur ce qui a été cherché.
Nos rubriques ne sont pas étanches pour cette raison. Une critique renvoie souvent à un article de technique, et un article de technique s’appuie sur des films précis. Le but n’est pas de faire du lecteur un professionnel, mais de lui donner de quoi voir ce qu’il regarde déjà.
Nous publions peu et lentement. Les films sont revus au moins deux fois, la seconde en prenant des notes plan par plan, et les données de fabrication sont recoupées avant publication. Rien ici n’est commandité.
Le dessin, lui, ne fait rien d’autre que d’attendre le suivant.
Rien, en dehors de l’usage. « Dessin animé » désigne dans le langage courant une production destinée aux enfants, alors que l’animation est une famille de techniques : dessin, volume, images de synthèse, papier découpé, peinture sur verre. Le mot décrit une méthode de fabrication, jamais un public.
La projection se fait à vingt-quatre images par seconde, mais l’animation dessinée travaille le plus souvent « sur deux », c’est-à-dire douze dessins par seconde exposés chacun sur deux photogrammes. On passe « sur un » pour les mouvements rapides et parfois « sur trois » pour les plans calmes.
Non, mais cela change ce qu’on voit. Savoir qu’une pose a été tenue une image de plus, ou qu’un décor a été construit avant que le personnage n’existe, transforme une impression vague en observation précise. C’est tout l’objet de nos articles.
Oui. Une rubrique qui ne contient que des avis favorables ne renseigne sur rien. Une note basse est accompagnée des mêmes exigences de description qu’une note haute, avec les raisons de la note.
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